La colère, émotion révélatrice des failles et fractures de la « globalisation » ?
De toutes les émotions, la colère est l’une des plus puissantes. Elle s’accompagne de nombreux autres affects – indignation, culpabilité, amertume, ressentiment, haine, désir de vengeance – devenus les dénominateurs communs d’une globalisation confuse. Violences politiques et terrorismes transnation...
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| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2021
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | De toutes les émotions, la colère est l’une des plus puissantes. Elle s’accompagne de nombreux autres affects – indignation, culpabilité, amertume, ressentiment, haine, désir de vengeance – devenus les dénominateurs communs d’une globalisation confuse. Violences politiques et terrorismes transnationaux, soulèvements populaires et protestations « indignées » à travers le monde, insurrections armées au long cours, montée des populismes et reflux des nationalismes, regains et consolidations autoritaires, haine de l’« autre », interminables guerres civiles et conflits gelés, rancœurs sociétales nouvelles comme plus anciennes, belligérances numériques inédites… Inexorablement, sous nos yeux, c’est la colère qui semble dévorer une globalisation que d’aucuns qualifiaient autrefois d’« heureuse ». Cet article analyse ce qu’est « être en colère » et tente d’en saisir les rapports complexes au « global ». Assiste-t-on à un phénomène passager ou cet emportement général, visible partout, a-t-il déjà mué en logique durable ? De quelle « globalisation » la colère est-elle le nom ? |
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