Toute vérité n’est pas bonne à délibérer

La polysémie du mot « vérité », du moins en tant qu’il renvoie à une valeur, rend nécessaire la spécification de ses nombreuses acceptions dans différents domaines – scientifique, religieux, éthique, esthétique etc. Appliquées à la question de la vérité en démocratie, ces distinctions permettent d’a...

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Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Heinich, Nathalie
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2019
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:La polysémie du mot « vérité », du moins en tant qu’il renvoie à une valeur, rend nécessaire la spécification de ses nombreuses acceptions dans différents domaines – scientifique, religieux, éthique, esthétique etc. Appliquées à la question de la vérité en démocratie, ces distinctions permettent d’argumenter en faveur d’une étanchéité entre vérité scientifique et vérité civique : la seule vérité dont la démocratie ait besoin est d’ordre civique (transparence et véracité de l’information), alors que la vérité scientifique ne devrait pas plus la concerner que la démocratie ne devrait régir l’activité scientifique.