A-t-on encore besoin de la politique de l’identité ? Réflexions sur les Cultural Studies aujourd’hui

Cet article souligne quelques-uns des apports fondamentaux des Cultural Studies de Birmingham, en s’attardant notamment sur le principe d’articulation et la façon dont il permet de penser à nouveaux frais la conflictualité sociale. Il défend que l’armature théorique des Cultural Studies et le cœur...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Quemener, Nelly
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2019
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Cet article souligne quelques-uns des apports fondamentaux des Cultural Studies de Birmingham, en s’attardant notamment sur le principe d’articulation et la façon dont il permet de penser à nouveaux frais la conflictualité sociale. Il défend que l’armature théorique des Cultural Studies et le cœur de leur projet épistémologique et méthodologique consistent à saisir les déterminations multiples du social et à appréhender les identités et les politiques qui en découlent comme le produit d’une conjoncture historique et d’une articulation entre des groupes et des discours. Partant de cette réflexion, il s’agit dans un second temps de mener une réflexion méthodologique sur les manières par lesquelles cette démarche a été appropriée en France, dans un contexte de réticence aux approches par les rapports sociaux de classe, race, genre. S’il a fallu donner des gages de l’existence de ces derniers, toute la question est de savoir si la grille de lecture par les politiques de l’identité reste aujourd’hui efficace et opératoire pour saisir les mouvements et phénomènes contemporains et quel vocabulaire adopter pour l’évocation des rapports de pouvoir