Barack Obama et la connaissance incertaine
Les affirmations de vérité, c’est-à-dire les assertions qu’un orateur essaye de rendre vraies ou du moins vraisemblables aux yeux du public, sont très répandues. Mais comment les juger ? La légitimité des connaissances reste, pour l’essentiel, incertaine, évaluée d’après les hypothèses sur la mani...
Salvato in:
| Autori principali: | , |
|---|---|
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2016
|
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Les affirmations de vérité, c’est-à-dire les assertions qu’un orateur essaye de rendre vraies ou du moins vraisemblables aux yeux du public, sont très répandues. Mais comment les juger ? La légitimité des connaissances reste, pour l’essentiel, incertaine, évaluée d’après les hypothèses sur la manière dont le monde fonctionne ou selon la réputation des garants de ces connaissances. Autrement dit, la vraisemblance et la crédibilité déterminent nos jugements. Comme les spécialistes des théories du complot l’admettent, il existe beaucoup trop de « faits » pour les apprécier facilement. Les affirmations sont confuses. On en conclut donc que certaines sont fausses, que d’autres sont vraies et que d’autres encore sont sorties de leur contexte. De plus, les connaissances évoluent sans cesse, et il est nécessaire d’examiner l’erreur et l’ignorance (un champ de l’épistémologie nommé l’agnotologie) tout autant que la précision et la sensibilisation. Dans cet article, on traitera quatre allégations critiques portées contre le président des États-Unis, Barack Obama : il est né au Kenya, il est musulman, il a eu des rapports bucco-génitaux avec un homme et il est socialiste. Si chacune de ces assertions est fausse, elles sont fausses de diverses façons selon les différents critères et les nombreuses stratégies à l’aune desquels on mesure l’incertitude.
|
|---|