Les « désadaptés » : genèse d'un mythe non darwinien
RésuméPostuler qu’a existé un processus d’hominisation signifie qu’à un moment donné est survenue une rupture. Parler de « rupture » implique, de manière tout à fait cohérente, qu’il y ait discontinuité. Or, s’il y a discontinuité, il est légitime de parler « d’hominisation ». La logique imparable d...
Kaydedildi:
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
2012
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| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | RésuméPostuler qu’a existé un processus d’hominisation signifie qu’à un moment donné est survenue une rupture. Parler de « rupture » implique, de manière tout à fait cohérente, qu’il y ait discontinuité. Or, s’il y a discontinuité, il est légitime de parler « d’hominisation ». La logique imparable de ce raisonnement repose sur sa circularité. Plutôt que de nous interroger sur la rupture effective, mieux vaut s’interroger sur les fondements cosmologiques de cette assertion, le réseau de stéréotypes dans lequel elle se trouve insérée. Pour ce faire, cet article analyse des discours scientifiques tenus en marge d’une spécialité (neurobiologie, ethnologie, linguistique), discours interstitiels qui ont le mérite de laisser apparaître la trame sous-jacente des représentations ancrées au sujet de l’origine de l’humanité. Nous pensons en effet que la trame narrative sur laquelle repose le scénario de « l’hominisation » s’affranchit de la perspective de l’évolution darwinienne pour s’inscrire de plain-pied dans le registre mythique. En ce sens, elle participerait de la construction d’une identité spécifique opposant l’homme à son contraire, c’est-à-dire l’animal. |
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