Corps blessés, corps retrouvés ?
RésuméCette étude passe en revue différents discours sur les mutilations sexuelles féminines du point de vue des sciences humaines et sociales mais aussi des débats actuels entre les partisans de l’argument culturel et ceux de l’universalité des droits humains. Un détour par le mythe dogon de l’ordr...
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| 第一著者: | |
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2010
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | RésuméCette étude passe en revue différents discours sur les mutilations sexuelles féminines du point de vue des sciences humaines et sociales mais aussi des débats actuels entre les partisans de l’argument culturel et ceux de l’universalité des droits humains. Un détour par le mythe dogon de l’ordre du monde rapporté par Marcel Griaule dans Dieu d’eau ou le discours philosophique d’Aristote dans la Génération des Animaux, s’avère nécessaire afin d’élargir le débat et d’en percevoir les enjeux concernant la dignité de la personne humaine. Chez Aristote, la femme est un accident de parcours, elle interrompt le cercle qui va de l’homme à l’homme afin que celui-ci reparte de plus belle. La femme représente une « catastrophe » nécessaire à l’exercice du sexe masculin ; son corps est naturellement mutilé et incomplet. Dans le mythe dogon, le clitoris se dresse comme une termitière, il est démesuré et doit être abattu, c’est-à-dire excisé. Entre la démesure, la monstruosité et la laideur s’inscrivent des discours qui, depuis la nuit des temps, accompagnent et justifient la blessure du sexe féminin. Mais aujourd’hui, un discours de type médical, largement accepté, entend réparer les sexes excisés et redonner aux femmes le bonheur d’un corps retrouvé. On peut donc se demander ce qu’est la « dignité de la femme » et si elle se confond avec la « dignité de la personne humaine ». |
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