L’identification transmondaine des individus

Cet article a pour ambition d'esquisser dans ses grandes lignes la place de la philosophie russe dans l'histoire philosophique " au sens large ", c'est-à-dire à l'échelle planétaire et à l'échelle d'une histoire mondiale. Parallèlement, et plus modestement, il...

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Auteur principal: Sané, Pierre
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2009
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Cet article a pour ambition d'esquisser dans ses grandes lignes la place de la philosophie russe dans l'histoire philosophique " au sens large ", c'est-à-dire à l'échelle planétaire et à l'échelle d'une histoire mondiale. Parallèlement, et plus modestement, il entend dégager un certain nombres d'éléments et d'aspects propres à ce projet. Une réflexion et une reconstitution rétrospective n'est pas seulement un phénomène récurrent dans la culture philosophique (laquelle, selon l'hypothèse de l'auteur, est devenue mondiale), elle est également, du fait même d'être aussi réflexion philosophique, une perspective possible parmi d'autres. La thèse centrale de cet article, c'est que la clé permettant d'évaluer la place de la philosophie russe dans l'histoire mondiale se trouve dans la période soviétique, non seulement parce qu'elle était, par sa politique d'isolement et sa subordination de la philosophie à des fins idéologiques et politiques, un facteur déterminant pour une bonne partie du XXe siècle, mais aussi, ce qui est plus important, parce qu'elle a déformé systématiquement la perception de l'histoire philosophique russe, y compris l'épisode soviétique lui-même. Le correctif, toutefois, applicable à ce qui a pu être déformé risque de devenir une nouvelle déformation du fait, d'une part, de la diabolisation du facteur soviétique, et d'autre part, d'un mépris relativement à sa pertinence philosophique et métaphilosophique.