De la notion d'incestuel à celle d'interdit primaire de différenciation
L’auteur analyse le concept d’incestualité créé par Racamier. L’incestualité, selon Racamier, met la sexualité au service d’une forclusion du processus d’individuation. À développer toutes les implications de cette notion, J. Robion en vient à imaginer la psychogenèse comme un processus constant d...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2003
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | L’auteur analyse le concept d’incestualité créé par Racamier. L’incestualité, selon Racamier,
met la sexualité au service d’une forclusion du processus d’individuation. À développer toutes
les implications de cette notion, J. Robion en vient à imaginer la psychogenèse comme un processus constant de différenciation et de synthèse, et non pas simplement comme le processus
d’acceptation d’un manque originaire. Ainsi, après la « différenciation des êtres », d’autres
actes de différenciation psychique attendent le sujet : la différenciation sexuelle, générationnelle (en réalité exogamique), idéologique, économique.
Racamier situe le conflit psychique incestuel entre désir d’indifférenciation et « tabou de la
confusion des êtres ». Mais quel destin cette théorisation réserve-t-elle au désir de différenciation ? Ce désir n’échappe pas à une interdiction surmoïque, primaire. Il y a donc un conflit
psychique primordial, antérieur au « conflit des origines », où intervient un interdit tertiaire.
La double intériorisation des interdits tertiaire et primaire pourrait bien être, dans cette
logique, une des origines de la psychose. |
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