Amour, intime et violence dans le cadre d'un lieu d'accueil du droit de visite
Des variantes existent entre les différents courants qui, en France, s’intéressent à l’activité des « lieux d’accueil neutres pour l’exercice du droit de visite ». Ces divergences masquent une communauté idéologique et des enjeux inconscients très forts. Sous l’argument de faire respecter le droit...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2001
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Des variantes existent entre les différents courants qui, en France, s’intéressent à l’activité des
« lieux d’accueil neutres pour l’exercice du droit de visite ». Ces divergences masquent une
communauté idéologique et des enjeux inconscients très forts. Sous l’argument de faire respecter le droit de l’enfant « d’accéder à ses deux parents », la notion d’« amour » joue un rôle
essentiel et occulté dans les représentations psychiques des intervenants (et des magistrats) et
les pratiques des acteurs. Or, si l’amour est ce qui pousse à favoriser la rencontre entre parent
et enfant dans un cadre réglé par la loi, le strict respect de l’ordonnance du juge peut nous placer dans une situation impossible. On en vient à percevoir que les intervenants des lieux d’accueil se trouvent, pour des raisons éthiques, déontologiques et humaines, dans une obligation
de transgression : situation intenable. Le lieu d’accueil est cependant le cadre où s’opère la
désintrication des pulsions de vie et des pulsions de mort. Il permet aux ex-conjoints de restaurer leur capacité à être parents ensembles en renonçant à leur violence meurtrière envers
l’autre, ce qui dégage l’enfant et lui permet d’aimer sans être menacé. |
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