Les gens du rocher : les multiples insularités de Saint-Barthélemy (1720-1800)

RésuméAu 18e siècle, l’île de Saint-Barthélemy connaît une instabilité chronique de son clergé, souvent attribuée à la pauvreté des colons et à la négligence des autorités ecclésiastiques. Cependant, cette explication ignore la dynamique locale marquée par l’Eigensinn, une forme d’autonomie collecti...

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מידע ביבליוגרפי
מחבר ראשי: Raapke Öberg, Annika
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: 2026
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גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:RésuméAu 18e siècle, l’île de Saint-Barthélemy connaît une instabilité chronique de son clergé, souvent attribuée à la pauvreté des colons et à la négligence des autorités ecclésiastiques. Cependant, cette explication ignore la dynamique locale marquée par l’Eigensinn, une forme d’autonomie collective. Les habitants développent des pratiques sociales spécifiques, notamment l’endogamie, qui témoignent d’une insularité choisie plus que subie. Malgré une vie religieuse et sociale en apparence conforme aux prescriptions ecclésiastiques, les colons adaptent ces dernières à leurs besoins. L’arrivée des Suédois en 1785 marque un tournant : la création de Gustavia modifie l’équilibre social, sans toutefois effacer l’identité des familles francophones installées antérieurement. Les pratiques insulaires perdurent, ancrées dans une culture propre, ni totalement isolée ni pleinement intégrée. Saint-Barthélemy illustre ainsi une insularité multiple, façonnée par des choix culturels plus que par l’enclavement géographique, révélant une société qui concilie autonomie locale et liens archipélagiques dans un contexte colonial complexe.