« Enrichir les herborisations de notre patrie ». Listes de semailles manuscrites, communauté botaniste et économie de la nature au siècle des Lumières (Montpellier, second 18e siècle)
En septembre 1781, les botanistes Antoine Gouan et Pierre-Joseph Amoreux remettent à la Société royale des sciences de Montpellier deux listes de semailles manuscrites. Depuis le début du siècle des Lumières, des naturalistes montpelliérains s’attachent à disperser dans les campagnes languedociennes...
Guardado en:
| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2024
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | En septembre 1781, les botanistes Antoine Gouan et Pierre-Joseph Amoreux remettent à la Société royale des sciences de Montpellier deux listes de semailles manuscrites. Depuis le début du siècle des Lumières, des naturalistes montpelliérains s’attachent à disperser dans les campagnes languedociennes le surplus des graines de plantes exotiques obtenues lors de leurs correspondances avec d’autres savants français et européens. Sans enregistrement scripturaire, ces démarches sont cependant inutiles pour la communauté savante, à l’image du spécimen végétal sans étiquette. À rebours de leurs prédécesseurs, Gouan et Amoreux s’appuient sur la liste manuscrite comme technique cognitive de mise en ordre des choses de la nature et recréation d’un espace-temps propre, afin de pouvoir transmettre la mémoire de ces opérations. Ils contribuent ainsi à forger la conscience d’une communauté botaniste montpelliéraine, soucieuse de conserver et d’enrichir sa flore locale. Cette démarche témoigne d’une pensée mercantiliste, inspirée de Linné. |
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