Du bon usage des hommes de lettres en République
Le 14 nivôse an III (3 janvier 1795), la Convention thermidorienne adopte, sur la base d’un rapport de Marie-Joseph Chénier, une série de mesures en faveur des savants, artistes et hommes de lettres. Les députés entendent colmater ainsi le vide laissé par la disparition du mécénat et l’abolition des...
Sábháilte in:
| Príomhchruthaitheoir: | |
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| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Français |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
2023
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| Ábhair: | |
| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | Le 14 nivôse an III (3 janvier 1795), la Convention thermidorienne adopte, sur la base d’un rapport de Marie-Joseph Chénier, une série de mesures en faveur des savants, artistes et hommes de lettres. Les députés entendent colmater ainsi le vide laissé par la disparition du mécénat et l’abolition des académies. Mais le décret ne répond pas seulement à une urgence d’ordre institutionnel : il s’inscrit tout autant, aux yeux de ses inspirateurs, dans le processus de refondation politique et culturelle auquel s’astreint la République au sortir de la Terreur. La réinvention d’un éthos propre aux écrivains y fait figure d’enjeu central, après l’ébranlement du monde des lettres sous la Révolution, afin de régler le délicat équilibre entre parole privée et parole publique. |
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