Buttons, boys, & bodies: female printmakers Angélique Allais Briceau and Émira Sergent Marceau and the French revolution of 1789
RésuméCet article étudie le travail des « graveuses » Angélique Allais Briceau et Émira Sergent Marceau pendant la Révolution française. Leur travail artistique est envisagé comme un mode d’action politique, renforcé par leur engagement avec les problématiques corporelles, essentielles dans l’idéolo...
Wedi'i Gadw mewn:
| Prif Awdur: | |
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| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
2023
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | RésuméCet article étudie le travail des « graveuses » Angélique Allais Briceau et Émira Sergent Marceau pendant la Révolution française. Leur travail artistique est envisagé comme un mode d’action politique, renforcé par leur engagement avec les problématiques corporelles, essentielles dans l’idéologie révolutionnaire, que ce soit dans les premières reproductions anatomiques de Briceau, les illustrations vestimentaires de Sergent Marceau, ou leur travail en commun sur le portrait. Ce faisant, cet article met l’accent sur les matériaux et les processus artistiques, et plus particulièrement sur les liens entre la gravure et les questions de genre ; il présente également le travail de ces deux artistes qui n’ont jusqu’à présent jamais fait l’objet d’une enquête, et plaide en faveur de leur participation à la « machine à fabriquer des images politiques », qui animent la Révolution. Plus important encore, j’explique comment ces artistes (aux marges de la politique révolutionnaire officielle en tant que femmes), ont trouvé dans le discours sur la fécondité et la corporéité de l’imprimerie, un procédé permettant de modifier le discours masculiniste de la révolution française, et de réinterpréter le rôle normatif des femmes, ainsi que le potentiel de la reproduction maternelle et de la citoyenneté révolutionnaire féminine. |
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