« Les baromètres de l’âme » : le modèle météorologique dans l’écriture de soi au 18e siècle

On considère souvent Rousseau comme le précurseur du « moi météorologique », cette perception d’une subjectivité instable, à l’image des variations du temps qu’il fait. Dans la première promenade des Rêveries du promeneur solitaire, il imagine, le passage est connu, un protocole aux allures quasi-s...

Descrición completa

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Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Vasak, Anouchka
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2022
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:On considère souvent Rousseau comme le précurseur du « moi météorologique », cette perception d’une subjectivité instable, à l’image des variations du temps qu’il fait. Dans la première promenade des Rêveries du promeneur solitaire, il imagine, le passage est connu, un protocole aux allures quasi-scientifiques. Ce projet, comme le montre Pierre Pachet dans Les baromètres de l’âme. Naissance du journal intime (1992), serait à l’origine d’un nouveau genre littéraire où se déploie une subjectivité qui s’éprouve désormais dans sa variabilité et sa discontinuité. L’article vise à élargir l’enquête de Pachet : la métaphore du baromètre apparaît alors comme un lieu commun de l’écriture de soi dans l’Europe éclairée des dernières décennies du siècle. Pour quelles raisons, sociales, scientifiques, philosophiques, le baromètre est-il alors perçu comme l’instrument propre à dire cette nouvelle subjectivité ?