Restaurer l’âme antique : Rousseau, Mably et le mirage polonais
Dans ses Considérations sur le gouvernement de Pologne (rédigées en 1770-1771), Rousseau s’oppose non seulement aux partisans de la Russie, mais aussi et surtout à son rival en matière de républicanisme, l’abbé de Mably, qui avait également été sollicité par les confédérés polonais. La comparaiso...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2018
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Dans ses Considérations sur le gouvernement de Pologne (rédigées en 1770-1771), Rousseau s’oppose non seulement aux partisans de la Russie, mais aussi et surtout à son rival en matière de républicanisme, l’abbé de Mably, qui avait également été sollicité par les confédérés polonais. La comparaison de leurs propositions rivales permet de discerner la force et l’originalité du projet républicain de Rousseau. Tout en se plaçant dans le sillage de la théorie républicaine de Machiavel et de Montesquieu, Rousseau fait œuvre nouvelle en liant de façon étroite la restauration de la magnanimité antique, le renforcement de la singularité nationale et l’exaltation de l’amour de la patrie. Aux solutions avant tout constitutionnelles de Mably, il oppose un modèle très cohérent d’institution de la république. L’essentiel pour Rousseau n’est pas d’instaurer un régime politique stable ou une constitution équilibrée : il s’agit avant tout de s’assurer que la forme de la république puisse modeler la forme des âmes.
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