L’atelier dans le boudoir : l’invention de l’iconographie de l’atelier du peintre comme espace libertin
La gouache de Pierre Antoine Baudouin, Le Modèle honnête, exposée au Salon de 1769, attira aussitôt l’attention des commentateurs de l’évènement, et de Diderot en premier lieu, à qui l’artiste offrait sans doute une réponse insolente aux commentaires défavorables et moralisateurs que le critique...
Wedi'i Gadw mewn:
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| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
2018
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| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | La gouache de Pierre Antoine Baudouin, Le Modèle honnête, exposée au Salon de 1769, attira aussitôt l’attention des commentateurs de l’évènement, et de Diderot en premier lieu, à qui l’artiste offrait sans doute une réponse insolente aux commentaires défavorables et moralisateurs que le critique avait adressés à l’égard des œuvres qu’il avait précédemment exposées. L’audace scandaleuse de Baudouin consistait à représenter et exposer publiquement un motif nouveau extrait de la littérature clandestine contemporaine. La petite gouache propose en effet un mode de figuration inédit qui fusionne l’atelier du peintre avec le boudoir, espace de consommation libertine, plus volontiers attribué aux élites privilégiées. Puisant autant dans l’illustration des Contes de La Fontaine que dans la littérature libertine contemporaine, Baudouin tend aux spectateurs du Salon un miroir complaisant où l’amateur fortuné s’identifie à l’artiste qu’il côtoie et qu’il soutient.
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