Christophe Régina, Genre, mœurs et justice. Les Marseillaises et la violence au 18e siècle, Presses Universitaires de Provence, 2015, 282 p.

« Ce qu’on appelle union dans un Corps Politique est une chose très-équivoque ; la vraye est une union d’harmonie qui fait que toutes les parties, quelques opposées qu’elles nous paroissent, concourent au bien général de la Société, comme des dissonances dans la Musique concourent à l’accord total »...

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Manylion Llyfryddiaeth
Prif Awdur: Guilhaumou, Jacques
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2017
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:« Ce qu’on appelle union dans un Corps Politique est une chose très-équivoque ; la vraye est une union d’harmonie qui fait que toutes les parties, quelques opposées qu’elles nous paroissent, concourent au bien général de la Société, comme des dissonances dans la Musique concourent à l’accord total » ( Romains, IX). Cette réflexion, sans doute inspirée par la lecture de Machiavel et qui contredit Bossuet n’a pas échappé aux commentateurs de Montesquieu qui n’ont pourtant guère relevé la métaphore musicale dont use l’auteur. Or, celle-ci est riche de sens et elle a résonné dans un esprit musicalement éduqué depuis Juilly et devenu grand amateur d’opéra. De ce goût témoigne ses notes de voyages en Italie et en Angleterre, le catalogue de sa bibliothèque de La Brède, ou encore les réflexions du troisième Livre de L’Esprit des lois sur le principe du gouvernement monarchique.