Le théâtre d’horreur des massacres de septembre 1792. Les mises en scène d’une histoire immédiate
Les massacres de prisonniers commis en France en septembre 1792 ont été conçus et illustrés comme un spectacle judiciaire. Les rares sources directes de l’événement témoignent d’une volonté délibérée des « justiciers » de mettre en scène la mort des « ennemis de la nation », notamment par l’expositi...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2017
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Les massacres de prisonniers commis en France en septembre 1792 ont été conçus et illustrés comme un spectacle judiciaire. Les rares sources directes de l’événement témoignent d’une volonté délibérée des « justiciers » de mettre en scène la mort des « ennemis de la nation », notamment par l’exposition publique de restes corporels, avant que ces gestes ne soient plus largement donnés à voir par une série de gravures publiées dans Les Révolutions de Paris. Quelques années plus tard, témoins et survivants ont à leur tour livré un récit des massacres, empruntant aux codes du théâtre et du roman noir pour les structurer, à l’instar de Morellet ou de Restif de La Bretonne. De leur côté, les pamphlétaires contre-révolutionnaires composent, par le texte et par l’image, une sorte de théâtre d’horreur destiné à mobiliser l’opinion européenne contre la « barbarie » française. |
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