Retraites robinsoniennes. Sécession, solitude et rédemption chez Leguat, Defoe et Longueville
Parmi les lignes de filiation de la fiction robinsonienne, on retiendra celles qui, à l’intérieur d’une culture réformée ou puritaine imprégnée de providentialisme biblique et d’une tradition de la littérature de voyage aux confins de l’utopie, font de l’île déserte non seulement la sanction d’une e...
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| 第一著者: | |
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2016
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Parmi les lignes de filiation de la fiction robinsonienne, on retiendra celles qui, à l’intérieur d’une culture réformée ou puritaine imprégnée de providentialisme biblique et d’une tradition de la littérature de voyage aux confins de l’utopie, font de l’île déserte non seulement la sanction d’une exclusion subie, mais aussi le résultat d’une sécession volontaire à l’écart de la vie sociale et du choix assumé d’une « retraite » spirituelle. Dès le Voyage et aventures en deux îles désertes (1707) de Leguat, puis dans Robinson Crusoé (1719) de Defoe, enfin dans Le solitaire anglais (1727) de Longueville, la dialectique insulaire de la solitude et de la société oscille ainsi entre le retour forcé au monde, la reconstruction par l’expiation et la conversion intérieure d’une nouvelle relation à autrui et la célébration plus ou moins sincère du bonheur de l’ermite que le contemptus mundi console de sa condition solitaire. |
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