Ermitages et ermites de jardin

Les jardins pittoresques, dont la vogue gagne la France dans les années 1770, se définissent comme des espaces de solitude et multiplient les marques de la retraite : ils se font refuges, asiles, se dérobent aux regards indiscrets ou se couvrent d’ermitages. Mieux encore, ils accueillent souvent des...

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Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Prif Awdur: Lefay, Sophie
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2016
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:Les jardins pittoresques, dont la vogue gagne la France dans les années 1770, se définissent comme des espaces de solitude et multiplient les marques de la retraite : ils se font refuges, asiles, se dérobent aux regards indiscrets ou se couvrent d’ermitages. Mieux encore, ils accueillent souvent des personnages emblématiques, ermites occasionnels ou permanents, dont la présence incongrue et parfois peu vraisemblable constitue l’un des modes les plus remarquables de cette affirmation de marginalité sociale. Comment néanmoins expliquer tous ces ermites, dont l’existence semble n’entretenir aucun rapport avec quelque forme d’érémitisme bien réel que ce soit ? S’ils prennent en charge l’expression d’un idéal moral et esthétique, cet article montre qu’ils ont surtout une valeur décorative, parfois comique, par laquelle la retraite se défait de toute signification religieuse ou spirituelle.