De l’œuvre à la correspondance, de la correspondance à l’œuvre : l’expérience de la retraite chez Rousseau

S’intéressant à la généalogie des retraites de Rousseau, cette contribution fait la part de la signification de l’exil et de la retraite chez l’écrivain, et développe le sens que prennent pour lui les termes d’ ermite et de solitaire, émancipés de connotation religieuse. Ces premières analyses perm...

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Auteur principal: Grenon, Anne-France
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2016
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:S’intéressant à la généalogie des retraites de Rousseau, cette contribution fait la part de la signification de l’exil et de la retraite chez l’écrivain, et développe le sens que prennent pour lui les termes d’ ermite et de solitaire, émancipés de connotation religieuse. Ces premières analyses permettent d’observer que la retraite rousseauiste, qui se double d’une retraite intérieure, est nécessaire pour pouvoir continuer à s’adresser au monde : ainsi y a-t-il chez Rousseau une tension positive entre intériorité de l’être retiré et extériorité dans l’objectif d’accomplir sa mission auprès des hommes. Des retraites rêvées dans l’écriture et des retraites réelles, il semblerait que si le philosophe a quelquefois frôlé l’utopie, notamment dans sa correspondance avec l’Écossais lord Keith, il a souvent trouvé dans ses différents espaces de retraite le bonheur recherché.