L’idée et la pratique de la retraite dans le combat antiphilosophique
Dans la deuxième moitié du 18e siècle le retrait définitif du monde n’est plus perçu comme un idéal enviable ou nécessaire, car seules importent l’exigence de sociabilité et l’utilité publique, d’où une vive querelle entre les philosophes et leurs adversaires religieux qui défendent le bien-fondé de...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2016
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Dans la deuxième moitié du 18e siècle le retrait définitif du monde n’est plus perçu comme un idéal enviable ou nécessaire, car seules importent l’exigence de sociabilité et l’utilité publique, d’où une vive querelle entre les philosophes et leurs adversaires religieux qui défendent le bien-fondé de la vie monastique. Pourtant les antiphilosophes, sous l’emprise des modes culturelles, multiplient les précautions pour que la retraite puisse se concilier avec la vie en société. Les protestants sont plus réservés à l’égard de toute conduite solitaire, estimant que la méditation risque de s’égarer quand la présence des autres ne joue plus son rôle de garde-fou. Un courant, trop souvent négligé, prône enfin la retraite, lorsque celle-ci favorise l’éveil du « sens intime » permettant d’accéder aux données premières de l’existence. Une telle position, qui n’est pas celle des philosophes du 18e siècle, se situe pourtant en dehors de l’opposition entre Lumières et anti-Lumières. Elle trouvera, au 20e siècle, des échos chez Merleau-Ponty. |
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