Greek Ethnography and Archaeology: Limits and Boundaries

La relation entre ethnographie antique et archéologie est loin d’être simple. Traditionnellement conçue comme un genre littéraire fondé sur une polarité très nette entre « Grecs » et « barbares », l’ethnographie ancienne a pu laisser penser que non seulement les groupes ethniques et leurs frontière...

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Tác giả chính: Skinner, Joseph
Định dạng: Article ou chapitre numérique
Ngôn ngữ:Français
Được phát hành: 2014
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Tóm tắt:La relation entre ethnographie antique et archéologie est loin d’être simple. Traditionnellement conçue comme un genre littéraire fondé sur une polarité très nette entre « Grecs » et « barbares », l’ethnographie ancienne a pu laisser penser que non seulement les groupes ethniques et leurs frontières ont toujours été clairement perçus dans l’antiquité, mais aussi qu’ils étaient souvent identifiés et classés en fonction des variations dans les pratiques matérielles. Cependant, si nous avons de nombreuses preuves que les Grecs associaient des objets matériels à des identités spécifiques, un examen plus profond de l’intérêt ethnographique ancien révèle des courants de pensée qui englobent une grande variété de moyens d’expression et de genres, grecs comme non-grecs. Loin d’être un accessoire pratique sur lequel fonder les notions essentialistes de culture « grecque » ou « barbare », les discours sur l’identité et la différence sont – par définition – socialement construits et historiquement contingents. L’analyse de ces discours nécessite de porter une attention particulière aux cadres et aux contextes spécifiques dans lesquels ils ont été formulés, si l’on veut comprendre leur signification dans le processus plus large de construction de l’identité. En tant que tels, les discours sur l’identité nécessitent une approche similaire à celle appliquée aux objets matériels en général. Dans les deux cas, la complexité de leurs origines, de leur mode de production, de leur adoption et de leur réception, rend difficile la définition d’étiquettes ethniques ou autres, dont les significations ne soient pas soumises au même « jeu de différence » qui est caractéristique de tous les modes de production culturelle (Hall S. 1990).