La gifle à Rome : une blessure d’honneur ?
Résumé Résumé : Le philosophe allemand A. Schopenhauer a défendu l’idée que la gifle n’avait pas de caractère humiliant dans les sociétés antiques, qui n’auraient pas eu la même conception de l’honneur que leurs héritières occidentales. Pourtant, à Rome, la gifle est associée aux esclaves et aux pro...
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| Tác giả chính: | |
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| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
2024
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| Những chủ đề: | |
| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | Résumé Résumé : Le philosophe allemand A. Schopenhauer a défendu l’idée que la gifle n’avait pas de caractère humiliant dans les sociétés antiques, qui n’auraient pas eu la même conception de l’honneur que leurs héritières occidentales. Pourtant, à Rome, la gifle est associée aux esclaves et aux professions infâmes, spécialement les acteurs. Depuis la loi des XII Tables, elle est passible des tribunaux en tant qu’ iniuria et les textes juridiques affirment sa dimension déshonorante, attentatoire à la dignitas, d’autant plus qu’elle frappe le visage. C’est bien une « blessure d’honneur ». S’il était giflé, un aristocrate pouvait répliquer par le même geste – le talion –, mais il avait aussi le choix d’ignorer la gifle sous divers prétextes : infériorité de l’agresseur, immoralité de la vengeance, légèreté de l’offense. Cette souplesse stratégique montre que l’honneur romain avait un fonctionnement différent de l’honneur « méditerranéen » théorisé par les anthropologues. |
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