Pulsare legatum : de la blessure diplomatique à la blessure aristocratique

Résumé Résumé : L’expression pulsare legatum que l’on retrouve dans les sources juridiques pour désigner le tort, contraire au droit des gens, subi par un légat, renvoie, dans ces mêmes sources juridiques, si l’on se réfère aux autres emplois du terme pulsare, à une blessure physique aussi légère...

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Bewaard in:
Bibliografische gegevens
Hoofdauteur: Stouder, Ghislaine
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: 2024
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:Résumé Résumé : L’expression pulsare legatum que l’on retrouve dans les sources juridiques pour désigner le tort, contraire au droit des gens, subi par un légat, renvoie, dans ces mêmes sources juridiques, si l’on se réfère aux autres emplois du terme pulsare, à une blessure physique aussi légère soit-elle. Or, dans les sources historiques, et quand ce sont des légats romains qui ont subi un préjudice, la blessure n’est plus seulement physique, mais peut être orale ou porter sur le vêtement. L’agression correspond alors à la définition de l’ iniuria atrox dont ne relevait normalement pas le légat, mais seulement le magistrat, le patron ou le paterfamilias, entraînant ainsi un glissement de qualification de la blessure diplomatique en blessure aristocratique, symptomatique des conceptions des Romains de la diplomatie et de leur position à l’égard des autres peuples.