Paysages et Cadastres de l'Antiquité Chronique 2008
Chez les Anciens comme chez les Modernes, l’entreprise de conquête, sa nature, son ampleur, ses moyens, ses conséquences surtout, constituent l’un des enjeux majeurs de l’écriture historiographique. On le constate avec Hérodote, Polybe, Tite-live, Arrien. Cet enjeu ne disparaît pas, lorsque l’histoi...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2008
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Chez les Anciens comme chez les Modernes, l’entreprise de conquête, sa nature, son ampleur, ses moyens, ses conséquences surtout, constituent l’un des enjeux majeurs de l’écriture historiographique. On le constate avec Hérodote, Polybe, Tite-live, Arrien. Cet enjeu ne disparaît pas, lorsque l’histoire est construite et pensée comme science, dans l’Europe du XIXe siècle. Pour preuve les jugements qui accompagnent l’analyse du règne et des conquêtes d’Alexandre chez George Grote (1794-1871) et Victor Duruy (1811-1894). Pourtant, quelques années auparavant, Johann Gustav Droysen (1808-1884) avait profondément renouvelé l’analyse du sens à donner aux conquêtes d’Alexandre et à la période hellénistique, dont il est l’inventeur sur le plan conceptuel. Dans sa Geschichte Alexanders der Grossen, publiée à Berlin, en 1833, Droysen développe, à l’inverse de Grote et de Duruy, la thèse d’un Alexandre créateur d’une « civilisation cosmopolite », réalisant la « fusion » ( Verschmelzung) de l’Occident et de l’Orient. L’objet de cette étude est de tenter de comprendre ces divergences profondes à partir des contextes propres au XIXe siècle, dans lesquels ces trois historiens ont lu les sources, construit leurs hypothèses, élaboré leur récit. |
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