Anciens et Modernes : Machiavel et la lecture polybienne de l'histoire
Le présent article se propose de reprendre, mais sous un angle polybien, le problème de l’influence qu’ont pu avoir le livre VI de Polybe et, plus précisément, la théorie de l’anacyclose sur Machiavel, qui ne lisait pas le grec et avait recours à des médiateurs. En soulignant ce point, nous voudrion...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2008
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Le présent article se propose de reprendre, mais sous un angle polybien, le problème de l’influence qu’ont pu avoir le livre VI de Polybe et, plus précisément, la théorie de l’anacyclose sur Machiavel, qui ne lisait pas le grec et avait recours à des médiateurs. En soulignant ce point, nous voudrions montrer que si Machiavel et Polybe construisent différemment leur interprétation de l’histoire romaine, ce n’est pas tant en raison de deux philosophies de l’histoire qui seraient antinomiques que de deux situations historiques très différentes et de la médiation des sources. Machiavel, qui connaît et cite Polybe par ailleurs, reprend au livre VI l’indication des luttes qui ont conduit Rome à la constitution mixte et perçoit très finement, dans la compensation même des pouvoirs, le risque d’un dysfonctionnement. Pourtant, il n’en a pas moins négligé ou mal compris certains passages, ceux-là mêmes, cependant, où Polybe, par souci d’exactitude, joue sur l’étymologie des termes grecs. |
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