La nécessité de redéfinir la pratique de la psychothérapie parent-enfant dans une réalité traumatique partagée
En temps de guerre, les cliniciens sont eux-mêmes exposés à des menaces pour leur survie. Mon expérience personnelle, à la fois en tant qu’individu et en tant que professionnelle, depuis le début de la guerre entre le Hamas et Israël, a soulevé des questions fondamentales sur l’impact d’un enviro...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2025
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | En temps de guerre, les cliniciens sont eux-mêmes exposés à des menaces pour leur survie. Mon expérience personnelle, à la fois en tant qu’individu et en tant que professionnelle, depuis le début de la guerre entre le Hamas et Israël, a soulevé des questions fondamentales sur l’impact d’un environnement partagé et potentiellement mortel sur l’essence même de la psychothérapie parent-nourrisson, ainsi que sur les processus contre-transférentiels.
Dans quelle mesure la liberté du clinicien est-elle entravée par l’agressivité ambiante, surtout lorsque le patient — enfant ou adulte — s’identifie à l’agresseur ? Quelle est la difficulté, pour les thérapeutes comme pour les parents, de mettre de côté leurs idéologies politiques afin de se concentrer sur les effets du traumatisme de guerre sur leur très jeune enfant ?
À mes yeux, le plus grand danger pour les cliniciens en temps de guerre est de perdre notre capacité de contenance et de réflexion, et de tomber dans une vision dichotomique du bien et du mal. Je pense que notre rôle ne se limite pas à permettre de « dire l’indicible », mais consiste aussi — et peut-être surtout — à maintenir l’espoir et la confiance fondamentale dans l’humanité, malgré les actes inhumains qui nous entourent.
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