Les survivants de l'Holocauste et leurs enfants

RésuméAu cours de l’Holocauste, un trauma extrême a été infligé aux enfants survivants. Deux questions sont essentielles dans cette recherche : d’abord, les enfants survivants de l’Holocauste montrent-ils toujours des traces de leurs expériences traumatiques, même après plus de cinquante ans ? Deuxi...

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Auteurs principaux: Sagi-Schwartz, Abraham, Van IJzendoorn, Marinus, Grossmann, Klaus E., Joels, Tirtsa, Grossmann, Karin, Scharf, Miri, Koren-Karie, Nina, Alkalay, Sarit
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2004
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:RésuméAu cours de l’Holocauste, un trauma extrême a été infligé aux enfants survivants. Deux questions sont essentielles dans cette recherche : d’abord, les enfants survivants de l’Holocauste montrent-ils toujours des traces de leurs expériences traumatiques, même après plus de cinquante ans ? Deuxièmement, le trauma a-t-il été transmis à la génération suivante, c’est-à-dire aux enfants des survivants de l’Holocauste ? La recherche sur les enfants survivants de l’Holocauste peut permettre de découvrir des effets débilitants des traumatismes extrêmes liés à la guerre, mais peut aussi montrer les réserves étonnantes en matière de résilience et d’énergie humaine. Des procédures soigneuses de constitution de l’échantillon ont été employées pour réaliser un modèle quasi expérimental sur trois générations, incluant 98 familles avec grands-mères, mères et leurs jeunes enfants. Nous montrons ici que le traumatisme de l’Holocauste a des effets notables sur les enfants survivants (qui sont maintenant des grands-mères), en termes de stress post-traumatique et de représentations non intégrées d’expériences traumatiques, mais que ces effets n’atteignent pas leur capacité d’adaptation générale. D’autre part, les effets traumatiques ne se sont pas transmis aux différentes générations, ce qui suggère la nature résiliente des soins parentaux, même chez ceux qui ont été exposés à des atrocités inhumaines. Les survivants de l’Holocauste semblent avoir été capables d’isoler leurs expériences au cours de la Seconde Guerre mondiale, et de protéger leurs enfants.