Journal de voyage en Israël

RésuméInvité en Israël pour 2 mois comme professeur-consultant dans un nouveau programme de psychiatrie pour les très jeunes enfants (0-3 ans), l’auteur décrit le contexte clinique de son travail. Alors qu’il visite plusieurs cliniques récemment développées à Tel Aviv et dans plusieurs villes du pay...

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Détails bibliographiques
Auteur principal: Gauthier, Yvon
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2003
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:RésuméInvité en Israël pour 2 mois comme professeur-consultant dans un nouveau programme de psychiatrie pour les très jeunes enfants (0-3 ans), l’auteur décrit le contexte clinique de son travail. Alors qu’il visite plusieurs cliniques récemment développées à Tel Aviv et dans plusieurs villes du pays, l’auteur résume quelques-unes des situations cliniques qui lui furent présentées par les équipes multidisciplinaires qui œuvrent avec ces familles, et les commentaires qu’il a pu faire. Plusieurs problèmes concernant la protection de l’enfant lui furent aussi présentés, et discutés à la lumière de la théorie de l’attachement. L’auteur résume l’évolution de la garde du très jeune enfant dans la société israélienne. Dans ses conclusions, l’auteur commente ses observations fréquentes des difficultés des parents à se distancier suffisamment de leur enfant, conduisant à des comportements surprotecteurs et à une anxiété de séparation chez l’enfant, dont le développement se trouve ainsi retardé. Le système d’attachement apparaît souvent suractivé dans la société israélienne, en lien avec la situation politique où le terrorisme est un événement très fréquent et où les scènes de violence contre les adultes et les enfants sont régulièrement montrées à la télévision, sans que l’on puisse protéger les enfants. Les facteurs culturels sont aussi discutés : d’abord, l’impact d’une immigration récente considérable, impliquant perte du milieu et des figures significatives d’origine ; ensuite, une très forte influence du courant religieux ultra-orthodoxe à travers tout le pays, conduisant à des conflits intra-familiaux entre obéissance stricte aux coutumes anciennes et une forte tendance vers des coutumes laïques ; enfin, l’Holocauste est fréquemment rappelé dans l’arrière-plan de la vie quotidienne, malgré des efforts évidents pour ne pas en parler. L’auteur n’a pu visiter la Palestine dans le contexte actuel, mais il considère comme très probables les séquelles psychologiques à long terme partout où les enfants sont élevés dans des conditions de détresse et de violence.