Les parlers jeunes et la mémoire sociolinguistique

A partir d’une analyse des avancées théoriques récemment développées autour de la problématique des « contacts de langues » et d’une synthèse du développement historique de la sociolinguistique en France, l’auteur explicite la refondation des cadres épistémologiques des sciences du langage que, selo...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Bulot, Thierry
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2004
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:A partir d’une analyse des avancées théoriques récemment développées autour de la problématique des « contacts de langues » et d’une synthèse du développement historique de la sociolinguistique en France, l’auteur explicite la refondation des cadres épistémologiques des sciences du langage que, selon lui, la sociolinguistique a réalisée. Il propose de formuler ce cadrage épistémologique dans les termes d’une « science de la complexité » (Edgar Morin) qui revisite l’ensemble du champ de la « linguistique » ou des « sciences du langage », aussi bien du point de vue de ses modèles théoriques que de ses modèles restitutifs, puisque l’une des caractéristiques majeures de l’approche sociolinguistique est son rapport aux pratiques sociales. En ce sens, il réaffirme après d’autres que la sociolinguistique n’est pas un sous-domaine marginal de la « linguistique », mais une autre approche théorique, méthodologique et épistémologique de l’ensemble du domaine. Il réexamine ainsi quelques concepts clés, tels que langue(s), représentations, catégorisations, équilibre dynamique et attire l’attention sur les dimensions éthiques des recherches scientifiques en sciences humaines et sociales.