La concurrence entre ‘ben' et ‘well' en chiac du sud-est du Nouveau-Brunswick (Canada)

Le contact intensif de la population francophone du sud-est du Nouveau-Brunswick avec la population anglo-dominante de Moncton, a donné naissance à un parler métissé appelé “chiac”. Sur une matrice foncièrement française se greffent des phénomènes trans-codiques relevant de tous les niveaux linguist...

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Detaylı Bibliyografya
Yazar: Chevalier, Gisèle
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2003
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Diğer Bilgiler
Özet:Le contact intensif de la population francophone du sud-est du Nouveau-Brunswick avec la population anglo-dominante de Moncton, a donné naissance à un parler métissé appelé “chiac”. Sur une matrice foncièrement française se greffent des phénomènes trans-codiques relevant de tous les niveaux linguistiques, lexical, morphologique, morphosyntaxique et même pragmatique. La présente étude porte sur le statut du marqueur discursif anglais well dans ce parler. D’après un corpus de dyades entre adolescents de quatorze ans, well et ben ont une fréquence d’occurrence équivalente chez les deux tiers des sujets et commutent librement dans la plupart des contextes. La distribution inégale des emplois parmi les sujets laisse deviner une influence de facteurs sociolinguistiques, mais dans l’ensemble, ben se trouve davantage dans les monologues à structure dialogique et tend à remplir une fonction de connecteur, alors que well tend à privilégier des fonctions interactives. Dans la fonction de marqueur d’acte illocutoire la concurrence entre les deux formes est plus serrée, mais pourrait s’expliquer par la nature des éléments co-occurrents.