Denis-Constant Martin, « Plus que de la musique... ». Musiques, sociétés et politique, Caraïbes, États-Unis, Afrique du Sud. Guichen, Éditions Mélanie Seteun, 2020, 550 pages.
En 2012, pour la première fois de sa longue histoire, l’Organisation internationale du travail (OIT) voit son système de contrôle des normes internationales du travail paralysé par un conflit interne initié par le groupe des employeurs lors de la Conférence internationale du travail. Les délégués pa...
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| المؤلف الرئيسي: | |
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| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
2022
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| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | En 2012, pour la première fois de sa longue histoire, l’Organisation internationale du travail
(OIT) voit son système de contrôle des normes internationales du travail paralysé par un
conflit interne initié par le groupe des employeurs lors de la Conférence internationale du
travail. Les délégués patronaux contestent en effet la protection du droit de grève par la
Convention no 87 ainsi que la légitimité de la Commission d’experts pour l’application des
conventions et des recommandations à interpréter cette Convention. J’analyse ce conflit
inédit comme une mobilisation patronale transnationale dont il convient d’expliquer la
genèse. Je présente tout d’abord les raisons de ce conflit : d’une part, les évolutions de l’OIT
depuis la fin de la guerre froide ; d’autre part, l’audience accrue des normes internationales
du travail. Je propose ensuite une analyse sociologique des entrepreneurs de la mobilisation.
Je montre qu’il s’agit d’avocats issus de grands cabinets anglo-saxons spécialisés dans le
conseil antisyndical. Ceux-ci se caractérisent par un style juridique antagoniste ( adversarial
legalism), qui se situe à rebours de la logique du consensus tripartite de l’OIT. |
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