Sandrine Kott. Organiser le monde. Une autre histoire de la guerre froide. Paris, Le Seuil, 2021, 321 pages

Présentées aujourd’hui comme une priorité des politiques scientifiques, les coopérations internationales ont été utilisées, à partir de la seconde moitié du xxe siècle, comme un instrument diplomatique privilégié. C’est en effet au temps de la guerre froide qu’un tel usage de la science s’est dével...

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Detalles Bibliográficos
Autor principal: Brissaud, Constantin
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: 2021
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Présentées aujourd’hui comme une priorité des politiques scientifiques, les coopérations internationales ont été utilisées, à partir de la seconde moitié du xxe siècle, comme un instrument diplomatique privilégié. C’est en effet au temps de la guerre froide qu’un tel usage de la science s’est développé et institutionnalisé dans les dispositifs de politique étrangère de différents États. Pour rendre compte de ce mode d’internationalisation des sciences, je reviens sur un moment fondateur de la « diplomatie scientifique » française, celui des coopérations scientifiques nouées, sous impulsion politique, avec l’Union soviétique, à partir des années 1960, pour servir la stratégie gaullienne de rupture avec la logique bipolaire des « blocs » et la volonté d’affirmation de la « grandeur » nationale. Centrée sur les sciences spatiales, domaine le plus réussi de cette collaboration et pourtant le plus sensible, mon enquête, menée à partir de sources (archives et entretiens) françaises, russes et américaines, permet d’analyser la configuration d’acteurs que cette politique de coopération a mobilisée, les tensions auxquelles elle a donné lieu et les effets qu’elle a eus sur les dynamiques Est-Ouest.