Sophie Andreetta. « Saisir l’État ». Les conflits d’héritage, la justice et la place du droit à Cotonou . Louvain-la-Neuve, Academia-L’Harmattan, 2018, 369 pages.
Présentées aujourd’hui comme une priorité des politiques scientifiques, les coopérations internationales ont été utilisées, à partir de la seconde moitié du xxe siècle, comme un instrument diplomatique privilégié. C’est en effet au temps de la guerre froide qu’un tel usage de la science s’est dével...
Zapisane w:
| 1. autor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
2021
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| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | Présentées aujourd’hui comme une priorité des politiques scientifiques, les coopérations internationales ont été utilisées, à partir de la seconde moitié du xxe siècle, comme un instrument
diplomatique privilégié. C’est en effet au temps de la guerre froide qu’un tel usage de la
science s’est développé et institutionnalisé dans les dispositifs de politique étrangère de différents États. Pour rendre compte de ce mode d’internationalisation des sciences, je reviens
sur un moment fondateur de la « diplomatie scientifique » française, celui des coopérations
scientifiques nouées, sous impulsion politique, avec l’Union soviétique, à partir des années
1960, pour servir la stratégie gaullienne de rupture avec la logique bipolaire des « blocs » et
la volonté d’affirmation de la « grandeur » nationale. Centrée sur les sciences spatiales,
domaine le plus réussi de cette collaboration et pourtant le plus sensible, mon enquête, menée
à partir de sources (archives et entretiens) françaises, russes et américaines, permet d’analyser
la configuration d’acteurs que cette politique de coopération a mobilisée, les tensions auxquelles elle a donné lieu et les effets qu’elle a eus sur les dynamiques Est-Ouest. |
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