La gestion des frontières par le traitement différencié des voyageurs. Réflexion croisée sur la France et les États-Unis
Dans l’imaginaire collectif, la frontière a longtemps été représentée comme une ligne de démarcation entre deux États. Cette acception supposait son assimilation à un espace/territoire géographique qui se traverse et qui est sous l’autorité exclusive de l’État. Elle ne tient plus aujourd’hui. Traité...
保存先:
| 第一著者: | |
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2021
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Dans l’imaginaire collectif, la frontière a longtemps été représentée comme une ligne de
démarcation entre deux États. Cette acception supposait son assimilation à un espace/territoire géographique qui se traverse et qui est sous l’autorité exclusive de l’État. Elle ne tient
plus aujourd’hui. Traitée abondamment par la littérature, la frontière se caractérise désormais par une dissociation entre le lieu de son contrôle et son emplacement territorial, la
multiplication des acteurs impliqués dans sa gestion et le renforcement des modalités de
distinction entre voyageurs autorisés ou non autorisés à entrer dans le pays. J’aborde ici
cette troisième caractéristique de la frontière. En m’appuyant sur l’étude comparée des
programmes Global Entry et PARAFE, je suggère que, au-delà de pratiques classificatrices
dédiées à l’inclusion ou à l’exclusion des voyageurs, les modalités de sélection qui prétendent accélérer le passage aux frontières reposent sur des processus d’« inclusion différenciée », eux-mêmes modulés par des modes de valuation et d’évaluation. L’étude de ces deux
programmes amène à se pencher sur les évolutions générales des pratiques de contrôle
frontalier en cours. |
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