Comment une chimère est devenue une politique internationale : l’arène de la « paix positive »
En contrepoint des modalités usuelles d’intervention des organisations internationales en faveur de la paix, une arène s’est développée autour des ambitions de peacebuilding et de « paix positive ». Les initiatives prises dans ce cadre contournent les élites des gouvernements pour susciter le dialo...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2021
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | En contrepoint des modalités usuelles d’intervention des organisations internationales en
faveur de la paix, une arène s’est développée autour des ambitions de peacebuilding et de
« paix positive ». Les initiatives prises dans ce cadre contournent les élites des gouvernements pour susciter le dialogue et construire, à l’échelle locale, des liens entre les gens
« ordinaires ». Confrontées à ce que les sciences sociales disent de la guerre et de la paix,
ces pratiques paraissent chimériques. Comment expliquer alors leur diffusion depuis la fin
de la guerre froide ? À rebours des hypothèses privilégiées par l’étude des relations internationales et à partir de l’étude d’une diversité d’organisations non gouvernementales
appréhendées comme autant de maillons d’une chaîne d’intervention, nous montrons que
cette arène n’est pas née d’un projet impérialiste ou d’un contre-projet militant. La proposition a priori naïve d’une paix positive tire sa force et sa capacité à structurer des interventions internationales, d’une part, des causes locales (principalement aux États-Unis) qu’elle
transpose à l’échelle internationale, d’autre part, de la constitution « en miroir » de l’espace
académique et des politiques internationales de paix. Ce sont ces projections, ces rencontres
et ces interdépendances qui, d’une chimère, font une politique. |
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