Policing & big data. La mise en algorithmes d’une politique internationale

Le concept de policing renvoie à une dimension spécifique du contrôle social, et désigne l’existence d’opérations de surveillance couplées à la menace de sanctions en cas de déviance. En appelant à surveiller les transactions financières pour lutter contre la criminalité et le terrorisme, l’action...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Amicelle, Anthony
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2021
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Le concept de policing renvoie à une dimension spécifique du contrôle social, et désigne l’existence d’opérations de surveillance couplées à la menace de sanctions en cas de déviance. En appelant à surveiller les transactions financières pour lutter contre la criminalité et le terrorisme, l’action publique internationale contre l’argent sale a légitimé et généralisé au cours de ces dernières décennies une nouvelle forme de policing. Celle-ci implique des acteurs majeurs du capitalisme qui ne sont pas à proprement parler des entreprises de sécurité privée. À l’instar d’initiatives du même ordre plus récentes, elle repose sur l’articulation d’univers relevant, d’une part, de l’économie et de la finance, d’autre part, du pénal et de la sécurité. Comment cette articulation s’opère-t-elle, et avec quels effets, tant sur le fonctionnement de ces univers sociaux que sur l’exercice du policing contemporain ? Pour répondre à ces questions, nous situons l’analyse sur un plan sociotechnique, en étudiant la mise en algorithmes des opérations de surveillance. Figure montante dans le domaine de la sécurité, les algorithmes sont omniprésents au sein du policing financier. En tant qu’objets-frontières, ils constituent un point d’entrée crucial pour étudier les relations entre « économie » et « sécurité » sur lesquelles repose une partie croissante du policing à l’heure des big data.