L’union fait-elle la force face à l’autoritarisme tunisien ? Dynamiques d’alliances transidéologiques en France dans les années 2000
Si l’« exceptionnalisme » supposé du cas tunisien, fer de lance de la transition démocratique dans le monde arabe grâce au « dialogue » et aux politiques de « réconciliation », a été déconstruit à juste titre, force est de constater l’existence d’une longue histoire d’alliances entre acteurs politiq...
Tallennettuna:
| Päätekijä: | |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
2020
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Si l’« exceptionnalisme » supposé du cas tunisien, fer de lance de la transition démocratique dans le monde arabe grâce au « dialogue » et aux politiques de « réconciliation »,
a été déconstruit à juste titre, force est de constater l’existence d’une longue histoire
d’alliances entre acteurs politiques antagonistes, dont une partie significative s’est déployée
au-delà des frontières nationales. J’interroge ici les conditions de possibilité des alliances
anti-régime Ben Ali en France, et les conditions de dépassement des polarisations idéologiques entre les principales forces de l’opposition tunisienne depuis l’indépendance : les militants islamistes et ceux des gauches. En analysant les modalités concrètes et ce que la
« distance » fait à ce type d’alliances improbables, je montre en quoi elles sont révélatrices
des caractéristiques de l’espace des mobilisations et des rapports de force qui s’y jouent.
L’union ne fait pas nécessairement la force face à l’autoritarisme, mais elle révèle les rapports de force dans l’architecture de ces luttes en France. |
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