Esquiver les critiques : les institutions financières internationales face aux politiques de lutte contre la pauvreté au Brésil et au Mexique
De quelle façon et dans quelle mesure les institutions financières internationales (IFI) sont-elles le moteur des politiques publiques ? Plus précisément, quel est le rôle de la Banque interaméricaine de développement et de la Banque mondiale dans la formulation des programmes de lutte contre la pau...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2020
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | De quelle façon et dans quelle mesure les institutions financières internationales
(IFI) sont-elles le moteur des politiques publiques ? Plus précisément, quel est le rôle de la
Banque interaméricaine de développement et de la Banque mondiale dans la formulation
des programmes de lutte contre la pauvreté au Brésil et au Mexique, connus sous le nom
de Conditional Cash Transfert Programs (CCTP) ? L’objectif est ici d’analyser le « rôle
cognitif » de ces organisations, mais aussi de nuancer deux thèses courantes : celle de l’imposition des agendas par les IFI et celle de la délimitation marquée entre acteurs nationaux et
internationaux. Cette étude révèle, d’une part, que les institutions financières internationales ont intégré une coalition d’acteurs nationaux et internationaux qui défendent la cause
du capital humain, d’autre part, qu’en vue d’esquiver les critiques, d’anticiper les controverses susceptibles de naître dans l’opinion publique et d’assurer l’adoption des réformes
et leur pérennité cette coalition pro-capital humain a adopté plusieurs stratégies visant à
afficher l’autonomie irréductible des acteurs nationaux vis-à-vis des acteurs internationaux.
Elle met par ailleurs en évidence la compétition que se sont livrée les institutions financières
internationales pour la prééminence et le crédit intellectuel des CCTP. |
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