Mettre la peur à distance par la fabrique collective de la réflexivité
Il existe désormais de nombreux travaux sur le rapport de l’ethnographe à son terrain, notamment dans le cas des « terrains difficiles ». En revanche, peu de textes abordent la façon dont il·elle travaille dans des contextes ressentis comme anxiogènes. De façon générale, ses émotions font rarement l...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2020
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Il existe désormais de nombreux travaux sur le rapport de l’ethnographe à son
terrain, notamment dans le cas des « terrains difficiles ». En revanche, peu de textes abordent la façon dont il·elle travaille dans des contextes ressentis comme anxiogènes. De façon
générale, ses émotions font rarement l’objet de comptes rendus ou ne sont abordées qu’indirectement, même quand il·elle raconte son vécu dans des situations où il·elle s’est trouvée
en danger. On ne sait donc pas grand-chose sur la façon dont l’expérience de la peur peut
déterminer l’accès au terrain ou construire la relation d’enquête. Et surtout, on ne trouve
quasiment pas de textes sur les outils grâce auxquels l’ethnographe parvient à objectiver
son expérience pour finalement produire les résultats de ses recherches. Pourtant, son rapport aux contraintes du contexte détermine autant son appréhension du terrain que ses
capacités à restituer son expérience. À partir d’une enquête ethnographique sur des collectifs contestataires que j’ai menée à Cuba, j’analyse donc non seulement les effets de ces
états affectifs mais aussi la façon dont j’ai pu les circonscrire dans la mise en écriture. |
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