Moraliser les dirigeants syndicaux ? Sur les usages politiques d’une loi de transparence financière dans le syndicalisme états-unien

RésuméÀ partir de l’étude de deux mouvements dissidents survenus au niveau des structures locales de grands syndicats états-uniens des services, cette étude revient sur les usages politiques d’un dispositif public de transparence qui rend accessibles les comptes des organisations syndicales. Des act...

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Autore principale: Julliard, Émilien
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2018
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:RésuméÀ partir de l’étude de deux mouvements dissidents survenus au niveau des structures locales de grands syndicats états-uniens des services, cette étude revient sur les usages politiques d’un dispositif public de transparence qui rend accessibles les comptes des organisations syndicales. Des acteurs agissant au nom de la « démocratie syndicale » dévoilent aux adhérents des informations comptables telles que la rémunération des dirigeants locaux. La « transparence » sert ici une critique morale ordinaire de la représentation contribuant à produire l’« oligarchie syndicale » : dans son mode de vie, le représentant serait plus proche du « patron » que des salariés dont, en conséquence, il ne défendrait pas les intérêts. Ainsi, des entrepreneurs de dissidence recourent à la scandalisation afin de mobiliser les membres pour mettre un terme au mandat de leurs représentants, ou les contraindre à agir différemment. Ici cependant, les dissidents ne sont pas parvenus à faire scandale auprès de suffisamment d’adhérents. Les sièges syndicaux sont alors intervenus, écartant les dissidents dans le même mouvement que les dirigeants locaux.