Les élections éthiopiennes de 2015 : un drame en trois actes pour l’opposition libérale multinationale
Les élections générales éthiopiennes de 2015 ont été largement considérées au pire comme un non-événement, au mieux comme un événement dont le dénouement, à savoir la victoire du parti au pouvoir, l’EPRDF, était connu d’avance. De fait, cette victoire a bien eu lieu (avec 100 % des sièges remportés...
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| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2017
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Les élections générales éthiopiennes de 2015 ont été largement considérées au pire comme un non-événement, au mieux comme un événement dont le dénouement, à savoir la victoire du parti au pouvoir, l’EPRDF, était connu d’avance. De fait, cette victoire a bien eu lieu (avec 100 % des sièges remportés). Cependant, pour les formations partisanes de l’opposition, l’échéance électorale de 2015 a constitué un tournant majeur, surtout pour la branche qui avait connu un succès historique aux élections de 2005 et que nous qualifions ici d’opposition libérale multinationale. La victoire totale de l'EPRDF en 2015 signifie en effet pour elle la fin d’un rêve, celui de s’unir pour reproduire le succès électoral de 2005. Cette analyse entend expliquer un tel échec et en tirer les enseignements quant à la nature et au fonctionnement du système de partis éthiopien, à savoir la fragmentation continue de cette branche depuis le début des années 1990 et la pertinence à penser le champ partisan selon un clivage multinational/ethnonational au-delà duquel toute alliance semble compromise.
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