Itinéraire d’une « bonne pratique » : la Banque mondiale et les conditional cash transfers en Amérique latine et aux Philippines
Cette étude se propose d'affiner la compréhension des processus à travers lesquels les « bonnes pratiques » sont définies et redéfinies dans les interactions complexes entre organisations internationales et gouvernements nationaux. Plusieurs enquêtes de terrain menées en Amérique latine et au...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2017
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cette étude se propose d'affiner la compréhension des processus à travers lesquels les « bonnes
pratiques » sont définies et redéfinies dans les interactions complexes entre organisations
internationales et gouvernements nationaux. Plusieurs enquêtes de terrain menées en Amérique
latine et aux Philippines sur les programmes de conditional cash transfers mettent en lumière les
mécanismes qui sous-tendent la standardisation, la mise en circulation et l’importation des modèles
de politique publique. Le cas de la Banque mondiale, notamment, permet une réflexion sur les
nouvelles modalités d'action des institutions financières internationales qui, afin de paraître moins
coercitives, se présentent comme des intermédiaires éclairés entre des pays du Sud fournisseurs ou
demandeurs de solutions d'action publique, tout en instrumentalisant leurs « innovations » dans le
but de s’assurer un statut d’expert. Au demeurant, la capacité de réappropriation de certains pays
des Suds est telle que leurs innovations peuvent déboucher sur l'émergence d'une nouvelle variante
de la « bonne pratique » (une sorte de version 1.2), susceptible de devenir la nouvelle norme en
vigueur.
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