Une réinvention de la différence élitaire : un Rotary Club dans le Kenya de Mwai Kibaki
L’enquête ethnographique menée entre 2008 et 2011 au sein du Rotary Club du Langata à Nairobi permet de décrire la sociabilité professionnelle, organisée autour de réunions hebdomadaires et d’événements caritatifs, des élites kényanes qui s’approprient les représentations mondialisées du succès écon...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2016
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | L’enquête ethnographique menée entre 2008 et 2011 au sein du Rotary Club du Langata à Nairobi permet de décrire la sociabilité professionnelle, organisée autour de réunions hebdomadaires et d’événements caritatifs, des élites kényanes qui s’approprient les représentations mondialisées du succès économique et social. L'entre-soi rotarien éclaire sur la manière dont les aspirations individuelles au succès économique, à la reconnaissance sociale et à l'estime de soi se mêlent à la promotion pour le Kenya des mantras de la « bonne gouvernance » et des libéralisations. Les rotariens entretiennent avec l’État un rapport paradoxal, fait d'évitement de la compétition politique et de ses dérives, et de mimétisme de ses pratiques de légitimation : la bureaucratie, la taxation et, à travers la philanthropie, le service public. L'enquête parvient ainsi à montrer au plus près, depuis l'intimité des cercles de sociabilité élitaire, la traduction dans la vie quotidienne des « jeux d'import-export symbolique » par lesquels se légitime ce segment des classes dirigeantes. |
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