Le général face à ses juges : la fronde de la magistrature pakistanaise
Devenu gênant pour les autorités civiles et militaires, du fait de son activisme judiciaire, le président de la Cour suprême pakistanaise, Iftikhar Muhammad Chaudhry, a été suspendu de ses fonctions par le Président Pervez Musharraf le 9 mars 2007. Cette décision a provoqué un tollé au sein des prof...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
2009
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| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Devenu gênant pour les autorités civiles et militaires, du fait de son activisme judiciaire, le président de la Cour suprême pakistanaise, Iftikhar Muhammad Chaudhry, a été suspendu de ses fonctions par le Président Pervez Musharraf le 9 mars 2007. Cette décision a provoqué un tollé au sein des professions juridiques pakistanaises qui se sont alors mobilisées pour obtenir la réinstallation du magistrat. Le mouvement de contestation a été animé par des avocats militants qui avaient déjà une longue expérience en la matière, et qui exerçaient des fonctions de direction dans les puissantes organisations professionnelles régulant les activités des juristes pakistanais. Au fil des mois cependant, la mobilisation s’est étendue bien au-delà des milieux juridiques, en ralliant des acteurs aux valeurs et aux intérêts apparemment inconciliables : les milieux « ONGistes » progressistes et la mouvance islamiste. Le rapprochement de ces derniers s’est opéré sur la base d’un « consensus par recoupement » à travers le langage du droit. Et si cette coalition hétéroclite s’est effritée rapidement, dès que le jeu politique a repris ses droits, le mouvement des avocats n’en a pas moins été révélateur de la résilience de l’État de droit dans un pays pourtant gouverné par les militaires pendant plus de la moitié de son histoire. |
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