Citoyenneté et fédéralisme aux États-Unis et en Europe

Les paradigmes actuels des sciences sociales sont incapables d’expliquer le type de violence qui s’exerce dans l’attentat suicide. Pour être compris, cet abandon de la violence « rationnelle » doit être replacé dans un contexte historique. Le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) que rien n’asso...

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Bibliographic Details
Main Authors: Deloche-Gaudez, Florence, Vergniolle de Chantal, François
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: 2003
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Les paradigmes actuels des sciences sociales sont incapables d’expliquer le type de violence qui s’exerce dans l’attentat suicide. Pour être compris, cet abandon de la violence « rationnelle » doit être replacé dans un contexte historique. Le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) que rien n’associe à un radicalisme religieux, mais qui n’en dispose pas moins de symboles sacrés, illustre parfaitement cette transformation. La durée historique du conflit kurde au Moyen-Orient, la répression sévère à laquelle les Kurdes ont été confrontés, ainsi que la lente évolution des dirigeants du PKK, dans la dernière décennie, vers des formes plus rationnelles et pragmatiques de combat politique permettent de mieux comprendre comment, à la base, la violence est parfois passée du rôle d’outil politique classique à un moyen de maintenir la cohésion du groupe, puis à une arme de sacrifice total de soi ; mais l’histoire du mouvement kurde montre aussi qu’un acteur radical peut finir par choisir des formes d’action moins violentes.