La tyrannie chez l'enfant porteur de handicap
De nombreux enfants porteurs de handicap développent des comportements tyranniques. Ceux-ci sont liés aux effets de honte et de culpabilité. Le traumatisme de la rencontre avec le handicap impose ce que l’on peut appeler un travail de la culpabilité et un travail de la honte. Le travail de la cul...
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| Autor principal: | |
|---|---|
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2007
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | De nombreux enfants porteurs de handicap développent des
comportements tyranniques. Ceux-ci sont liés aux effets de honte et de culpabilité.
Le traumatisme de la rencontre avec le handicap impose ce que l’on peut appeler
un travail de la culpabilité et un travail de la honte. Le travail de la culpabilité conduit
entre autres au déploiement de fantasmes de culpabilité, qui ont pour fonction
d’atténuer le caractère traumatique et de favoriser la subjectivation de l’expérience.
Le travail de la honte consiste entre autres à encapsuler l’expérience traumatique
et à garder les éventuelles jouissances secrètes, lesquelles transparaissent dans le
lien symbiotique que favorise le handicap. Ce travail traite les désirs incestueux tout
comme les désirs meurtriers, autrement dit les éprouvés de haine que ces expériences
mobilisent.
La tyrannie peut être un effet de la honte, l’humiliation ayant comme pendant la
grandiosité narcissique. L’univers de la tyrannie est par ailleurs anal, comme celui de
la honte. tyrannie, grandiosité, honte et analité sont ainsi solidaires.
Dans ce contexte de traitement de la culpabilité et de la honte, la tyrannie de
l’enfant a aussi comme enjeux la quête de l’objet, la résistance devant l’héritage
narcissique et fantasmatique, l’éprouvé d’une limite à la pulsionnalité, et traduit des
formes d’échecs de la parentalité. |
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