Le corps dans le corset du sens
Pour l’anthropologie contemporaine, il ne peut y avoir désormais d’étude désincarnée et abstraite d’institutions sociales analysées en soi et pour soi. Elles sont elles-mêmes objet de représentation, mais de plus elles sont étayées par des systèmes conceptuels, congruents avec elles, qui touchent...
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| Auteur principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2006
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Pour l’anthropologie contemporaine, il ne peut y avoir désormais d’étude désincarnée et abstraite d’institutions sociales analysées en soi
et pour soi. Elles sont elles-mêmes objet de représentation, mais de plus
elles sont étayées par des systèmes conceptuels, congruents avec elles, qui
touchent d’autres domaines, et notamment le corps et les affects. L’objet
d’analyse est le même pour les observateurs et les principes mentaux mis
en œuvre sont universels, ce qui induit, au-delà des différences culturelles
des convergences entre pensées empiriques entre elles, et entre pensées
empiriques et pensées savantes. Pour illustrer le lien entre institutions
sociales et représentations du corps, on donne un exemple : celui du rapport
entre de larges prohibitions matrimoniales chez les Samo (Burkina Faso) et
une représentation abstraite du sang vu comme la recombinaison de souches
lignagères différentes à chaque génération. Le choix matrimonial obéissant
aux règles se fait entre porteurs de mêmes souches résiduelles, à l’état de
traces, qui favorisent par leur présence la compatibilité des sangs de deux
conjoints. |
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