La danse et le sang, une symbolique du féminin
Le sang des femmes, présent-absent, est à la fois la source d’une grande force de vie mais aussi de mort. Longtemps considéré comme une cause de malédiction, une contrainte d’écartement du collectif, il prend toute sa puissance de liberté quand il fait battre le rythme de la danse. Elle-même, né...
Spremljeno u:
| Glavni autor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2005
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| Teme: | |
| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Le sang des femmes, présent-absent, est à la fois la source d’une grande
force de vie mais aussi de mort.
Longtemps considéré comme une cause de malédiction, une contrainte
d’écartement du collectif, il prend toute sa puissance de liberté quand il fait
battre le rythme de la danse. Elle-même, née des rites initiatiques du primitivisme liés le plus souvent à la sexualité féminine, le pouvoir de séduction
de la danse ne connaît pas de limites quand elle dialogue sans cesse entre la
chair et le sang, entre le corps et l’esprit, entre le profane et le sacré. Les
détournements métaphoriques dont elle fait l’objet lui donnent autant un statut
de fondement subversif que transcendantal. Du symbolique féminin à travers
le sang et la danse, de la transe des Ménades au Sacre du Printemps, la brèche
de la modernité s’ouvre vers un autre accès de conscience de la liberté individuelle dont la poétique de la danse sait se saisir et interroger. Cette eau
lourde et brûlante, ce sang mêlé d’air et d’eau, de feu et de souffle qui anime
le désir et provoque le mouvement dansé serait-il l’encre du dire gestuel
féminin, de son écriture intime chorégraphique? |
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